Se préparer pour un voyage en Islande

Cet article a été écris suite à une série de petites mésaventures de personnes croisées en Islande et très mal équipées. Du coup je profite de ce lieu d’expression qu’est cette page de blog pour faire une petite mise au point sur comment faire sa valise pour partir en Islande !

Et oui, je voudrais faire partager sur cette page mon incompréhension pour toi Ô touriste qui vient visiter l’Islande et qui arrive ici si mal équipé que je me demande si tu sais vraiment quel pays tu comptes visiter !

Oui toi, qui a prévu depuis longtemps ce voyage, qui a acheté les billets, qui a réservé la voiture, trouvé les hébergements, organisé même les excursions et qui déboule pourtant la tête pleins de préjugés quittant un pays qui avoisine la canicule et te retrouve à la frontière du cercle polaire avec une valise mal faite.

Bon ok, j’arrête de te taquiner, je vais plutôt te donner quelques astuces pour que bien évidemment tu puisses amener les affaires qu’il te faut et ainsi profiter pleinement de ton séjour. Et rappelle toi, l’Islande est un pays cher et souvent, il te sera très difficile d’acheter de l’équipement une fois sur place donc, il vaut mieux que tu arrives là-bas bien équipé.

La valise

Si possible évite qu’elle soit volumineuse et qu’elle pèse lourd. Tu verras, sur place, il y a souvent des chemins de terre ou de boue, des flaques d’eau après une grosse averse, des escaliers étroits dans certaines guesthouse et pleins de petits détails qui te feront apprécier une valise légère et petite, mieux encore un sac à dos ! S’il peut faire 10 à 15 kgs maxi c’est super ! Rappelle toi, ici et en été, si tu as déjà 18° degrés tu es en pleine canicule alors, ne pense pas que tu vas beaucoup transpirer. Prévoit quelques rechanges, surtout s’il pleut et que tu veux rester au sec, mais garde à l’idée que tu vas pouvoir porter ta polaire plusieurs jours sans problème. Oublie aussi les tenues « habillées » et les chaussures de ville, ici tu as besoin de vêtements confortables et éventuellement d’un petit haut simple pour mettre en dessous lorsque tu vas le soir au restaurant, c’est tout.

Les chaussures

Là encore, si tu prévois de porter des chaussures en toile ou ouverte, change d’avis. Quel que soit la quantité de marche que tu feras, prend une bonne paire de chaussures imperméable car tu vas en avoir besoin ! Si tu veux une autre paire pour le soir ou lorsqu’il fait vraiment beau, des chaussures de sport légères sont l’idéal. Une paire de scandale ou de tongues sera le petit plus pour les chambres d’hôtel, la piscine et les traversées de rivière pour les plus aventuriers.

Le type de chaussures à éviter !

Les vêtements

IMPERMEABLE. Oui car il pleut en Islande, souvent et à toutes les saisons. Et non, on ne peut se fier vraiment à rien ici ! Et même si il ne pleut pas, il y a du vent et tu seras bien content d’avoir une veste qui te protège un peu de ce satané mistral polaire ! N’oublie pas ton maillot de bain pour les sources d’eau chaude et les piscines et une serviette si tu veux te sécher après ! Prends aussi un bonnet, une écharpe et des gants, tu verras ça peut servir même en juillet ! Par contre, pas besoin d’un pyjama en fourrure, car les intérieurs sont très bien chauffés et, sauf si tu fais du camping, tu verras que le soir, tu n’as pas besoin de beaucoup te couvrir dans la chambre.

Les accessoires

Tu peux prévoir une gourde pour la remplir d’eau et l’utiliser tout au long de la journée. L’eau qui sort du robinet peut avoir une odeur de soufre mais, quand on attend quelques secondes, l’odeur disparait et elle est très bonne. Un masque pour les yeux entre avril et août, si tu as besoin de dormir dans le noir. Tu ne dois pas non plus oublier ta crème solaire car s’il ne fait pas très chaud, il y a quand même du soleil et en été il est même présent 24h/24. Idem, prends des lunettes de soleil ! Fais toi une trousse à pharmacie et n’oublie pas un peu d’alcool et des pansements car tu n’en trouveras pas tous les quatre chemins. Si tu comptes beaucoup marcher, des batons peuvent être utile. Un bon couteau pourra te servir pour les pique nique et un thermos pour du thé ou du café chaud est un luxe bien appréciable !

Côté électronique

Surtout n’oublie pas tes chargeurs, tes cables, tes batteries tu vas en avoir besoin et à racheter c’est difficile et très cher, pense aussi à voir si ton téléphone est débloqué, tu pourras alors acheter sur place une carte sim et une recharge de crédit (top up) pour pouvoir avoir internet, appels et sms sur place. Il existe sur place Vodafone et Siminn. Bien entendu appareil photo et go-pro tu utiliseras, le drone tu pourras jouer avec mais pense toujours à ceux que cela peut gêner et sert-en avec respect…

Ce que tu peux laisser chez toi

Le Gps n’est pas un outil très utile, l’Islande a peu de routes et peu d’adresses et les directions sont très bien indiquées sur les panneaux donc tout devrait bien aller de ce côté là. Tu peux aussi acheter une carte routière sur place, on en trouve dans toutes les stations essences et librairies du pays. Entre mai et juillet, tu peux aussi laisser ta lampe frontale dans ton tiroir car elle ne te servira pas (rappelle toi soleil 24h/24 !) ! Le short et les débardeurs sont aussi des vêtements accessoires, tout comme le parapluie, ok tu peux peut-être porter un teeshirt ça prend pas de place et on sait jamais avec le réchauffement climatique mais, de manière générale, tu peux t’en passer. Enfin, pas besoin d’adaptateur, les prises sont les mêmes qu’en France.

A acheter sur place en arrivant

Avant de quitter l’aéroport passe par le Duty free et achète des bières ou de l’alcool si tu comptes faire quelques apéros sur place. Tu les payeras beaucoup moins cher et cela t’éviteras de courir après les magasins d’état dont certains ouvrent à des horaires assez farfelus !

 

Voilà je crois que c’est tout pour le moment, j’oublie peut-être des choses mais tu as l’essentiel. Bon voyage !

Faire du snorkeling… en Islande

Aujourd’hui je vais vous parler d’une activité plutôt originale ici, que j’ai enfin eu l’occasion de faire. Depuis la première fois où je suis venue en Islande, il y a maintenant 7 ans de cela, je rêvais de pouvoir faire du snorkeling dans la célèbre faille Silfra. Je l’avais même listé dans cet article.

Et puis cette année, juste avant de partir j’ai été contacté pour GuideToIceland une agence spécialiste dans les excursions en Islande et qui m’a proposé justement de tester cette activité et d’en faire un retour d’expérience sur ce blog. J’ai accepté volontiers, curieuse enfin de faire cette activité de snorkeling en Islande.

Silfra se trouve au coeur du parc national. C’est une des plus importantes fissure formée par la séparation des plaques tectoniques eurasiennes et américaines qui ici se touchent et s’éloignent graduellement d’environ 2 cms/an. Cette fissure est reliée au lac Þingvallavatn c’est pour cela qu’elle est immergée. On peut visiter certaines de ses grottes de lave en plongeant et admirer également cette formation volcanique en snorkeling.

Le rendez-vous était pris depuis Reykjavik où j’ai pu être récupérée directement depuis mon hébergement. En effet, à l’heure dite, Weston, un américain qui vit aujourd’hui en Islande depuis près de deux ans est venu me chercher. A bord, il y avait également deux autres américaines, venues elles aussi faire du snorkeling. On a papoté sur l’Islande pendant les 45 minutes de route pour arriver au petit parking de la faille Silfra.

Le parc Þingvellir est classé par l’Unesco, toutes les activités qui se déroulent ici sont surveillées et encadrées et il n’est pas possible de plonger ou de faire du snorkeling seul, il faut impérativement passer par une agence habilitée.

Sur le parking, les tenues nous attendent, prêtes à être enfilées. L’occasion pour moi de découvrir la drysuit autrement dit une combinaison sèche à mettre par dessus ses habits et qui est destinée à me garder au sec pendant cette cession de snorkeling. Me voici bientôt recouverte de Néoprène de la tête aux pieds avec masque, tuba et palme pour compléter la tenue. Une vraie femme grenouille ! Heureusement il n’y a que quelques pas à faire du parking à la faille ainsi accoutré ! Et voilà, je pénètre dans l’eau translucide de la faille.

A peine immergée, je me coupe de tout ce qui existait à l’extérieur pour me concentrer sur ce que je vois à travers le masque. L’eau est très claire. Chaque pierre et chaque détail se voit parfaitement. La transparence de l’est est étonnante, parfois elle prend des teintes turquoise qui passe ensuite au bleu outre mer très foncé mais toujours étonnamment cristalline. Et même lorsque la profondeur de la faille atteint plusieurs dizaines de mètres, je continue à vois aussi loin que mes yeux le peuvent.

Une chose qui me surprend c’est l’absence totale d’animaux. J’ai beau regarder partout autour de moi, je ne vois aucun poisson. Cela donne une ambiance étonnamment figée au lieu, le silence est palpable. Je ressens même une certaine pesanteur due aux milliers de rochers de lave qui composent le fond de la faille. Un peu comme si quelque troll était venu faire des travaux et que je découvrais le chantier en l’état…

Les seuls détails mouvants que j’observe ce sont de longs filaments verts presque fluo. C’est une variété d’algues qui ondule lorsqu’on s’approche trop près d’elles et qui apporte un peu de mouvement à ce paysage curieusement immobile. Les personnes qui ont plongé en wetsuit peuvent nager plus au fond de la faille et être plus libre de leurs mouvements. Avec la drysuit, je me contente de flotter au-dessus de ce paysage et de l’observer. Il faut environ 15 minutes pour avancer au coeur de la faille avant de se retrouver dans un petit lagon où le sol est étrangement très peu profond et comme recouvert de sable. La faille se poursuit un peu plus loin mais rapidement elle se rétrécit et bientôt il n’est plus possible de nager, l’espace entre les rochers est devenu trop étroit pour passer.

Alors que la plongée se termine, je suis contente de remonter à la surface car même si la drysuit tient plus chaud que la wetsuit, je commence à être engourdie par le froid et les 2 petits degrés qui est la température de l’eau ici, commencent à me transpercer. Je termine mon petit tour autour du lagon et hop je remonte presto où la température extérieure, même si elle avoisine les 12 degrés seulement, est bien plus chaude !

Il me faut quelques minutes pour enlever la combinaison et retrouver la liberté de mes mouvements avant qu’on me serve un bon chocolat chaud. Voilà, cette cession de snorkeling est terminée, ça a été une expérience étonnante, pas de poissons mais une eau translucide, un paysage sous marin volcanique original et très différent de ce que j’ai pu voir ailleurs. Cette cession de snorkeling est pour moi une expérience à part, une sorte d’expérience que l’on fait une fois dans sa vie autant pour ressentir une eau si froide, que d’observer un paysage si différent. Informations pratiques :

GuideToIceland possède un site en français.

Tarif snorkeling en tenue sèche à partir de 120 €, page ici.

Durée : 4h depuis Reykjavik avec le trajet et 2h depuis le parc de Thingvellir.

A prévoir avec vous : vêtements chauds, serviette et si vous l’avez une caméra étanche type gopro.

Ce billet fait partie d’un échange avec GuideToIceland mais je reste libre de mes choix éditoriaux comme à mon habitude. Cette activité était quelque chose que je voulais faire depuis longtemps et je n’ai pas été déçue et vous ça vous tente ?  

Evaluer son budget en Islande

Ce matin, j’ai eu envie d’écrire cet article car beaucoup de monde prévoit de se rendre en Islande mais peu savent vraiment quelles dépenses ce séjour peut engendrer et ces questions « combien ça coûte » me sont souvent posées. Il faut en avoir conscience, l’Islande est un pays cher, très cher même et le devient chaque jour un peu plus, car le coût de l’euro baisse par rapport à la couronne.  En juin 2016, 1 euro = 140 isk et en février 2017 1 euros = 120 isk. Voici donc rapidement listé, le tarif moyen de quelques produits du quotidien, pour vous donner une idée de ce qu’il vous faudra prévoir comme dépenses, une fois sur place.

Coffee in town

Gratuit : l’eau du robinet, les bains dans les sources d’eau chaude naturelles, l’autostop, la randonnée, le camping sauvage (attention toutefois à demander la permission, respecter l’environnement et laisser derrière vous le terrain propre et pas abimé…)

Quelques exemples de tarifs pour les dépenses au quotidien…

1l d’essence env. 195 isk (1,66 €)

1 pot de Skyr en supermarché 200 isk (1,6 €)

1 bouteille d’eau entre 200 et 350 isk (1,65 et 2,9 €)

1 hot dog à Reykjavik 450 isk (3,7 €)

1 ticket de bus à Reykjavik 450 isk (3,7 €)

1 café en ville à partir de 550 isk (4,5)

1 entrée à la piscine de Laugavegur 900 isk (7,5 €)

1 pinte de bière dans un bar 1200 isk (10 €)

1 entrée au musée 1500 isk (12 €)

1 pizza ou un burger frite dans un resto 2500 isk (20 €)

1 plat de poisson dans un restaurant à partir de 2500 isk (20 €)

1 plat d’agneau dans un restaurant à partir de 4000 isk (34 €)

1 trajet aller retour en Flybus+ pour aller de l’aéroport à Reykjavik 5000 isk (42 €)

1 nuit en dortoir en auberge de jeunesse autour de 5000 isk (42 €)

1 entrée au Blue Lagoon 6 100 isk (50 €)

1 excursion pour voir les baleines ou marcher sur le glacier 10 500 isk (87 €) 

1 nuit en guesthouse pour 2 avec petit déjeuner entre 20 et 25 000 isk (entre 165 et 200 €)

Arrêt de bus en Islande

FishHot Dog à ReykjavikEt vous vous avez un produit dont vous voudriez connaitre le tarif ?

Belle et méconnue ville d’Osijek

En ce début d’année 2017, je délaisse l’Islande pour consacrer mon premier article de l’année à la Croatie. C’est en compulsant mes notes de mon voyage de mai 2015 (et oui déjà !) que les souvenirs ont afflué et j’ai eu envie de les partager ici. Comme j’avais commencé mon périple par la Slavonie c’est tout naturellement que je dédie ce premier article à cette région.

Osijek, Croatie

La Slavonie est une région de Croatie située à l’intérieur des terres à la frontière avec la Hongrie au Nord et la Serbie à l’Est. Cette région est souvent délaissée par les touristes, qui lui préfèrent les plages et le farniente de la côte. La Slavonie a également été bien touchée pendant la guerre, elle se relève peu à peu de ses blessures et promeut son patrimoine culturel autant que gastronomique. En effet, ont retrouve ici de nombreux vignobles qui font la renommée de la région en terme de vins.

Si vous décidez de vous aventurer dans les environs, vous trouverez des gens très gentils et disponibles, des prix bien moins chers qu’ailleurs dans le pays, une gastronomie différente à base de gibier et de poisson de rivière, ici c’est la carpe la reine des assiettes ! et des paysages de forêt et campagne tout à fait charmant !

Osijek est la principale ville de la Slavonie. C’est une ville qui est divisée en deux parties. D’un côté la ville ancienne, entourée de remparts et de l’autre la ville moderne avec d’un côté son centre-ville organisé autour de la cathédrale et de l’autre ses beaux bâtiments art-déco le long de l’avenue de l’Europe, souvenir d’un passé glorieux révolu.
Osijek, Croatie

Osijek, Croatie

Il est intéressant de visiter les deux parties de la ville. Le mieux est de commencer par la vieille ville, Tvrđa à l’élégance toute baroque. Vous ne pourrez pas manquer la belle église aux façades jaune de Saint Michel (Sveti Mihael) avant de déboucher sur la place principale où trône une belle sculpture baroque de la Sainte Trinité. Sur la place se trouve deux musées intéressants. L’un est le musée de la Slavonie (Muzej Slavonije) et l’autre, le musée d’Archéologie (Arheološki muzej Osijek). Deux parties d’une même histoire. Le musée d’archéologie a été rénové dans un ancien bâtiment avec une belle coupole en verre moderne, les salles sont claires et bien organisées. Même si on ne trouve pas une traduction pour toutes les sections, on peut avoir un bon aperçu des vestiges découverts dans les environs.

Osijek, Croatie

Le musée de la Slavonie lui est bien différent, plus brouillon, plus poussiéreux, on sent que les fonds manquent pour mieux organiser les collections, mais cela n’enlève rien à l’intérêt de la collection qui retrace chronologiquement l’histoire de la région. On achète son billet presque en militant pour soutenir la culture locale ! Il y a pas mal d’autres belles façades à voir dans les quelques petites ruelles qui terminent de former le centre-ville. Si vous avez un creux, le très bon restaurant Slavonska Kuca sert les spécialités locales dans un décor très rustique. Au menu, ragoût de poisson au paprika « fiš », plat de viandes épicées « čobanac » ou encore le « kulen » une sorte de saucisson secs.

Osijek, Croatie

Quittez la vieille ville par les remparts qui bordent la rivière Drave, la vue est très belle et vous pouvez directement enchainer par une balade le long des berges, pour éventuellement revenir jusqu’à la ville moderne. C’est là que les locaux viennent flâner et se retrouver dès qu’un rayon de soleil pointe son nez ! Un peu plus loin, vous apercevrez un étonnant pont moderner tout en hauteur. Un des emblèmes de la ville. Quelques bateaux à quais abritent des bars – restaurants. Ce n’est pas là que vous trouverez la meilleure nourriture, mais certainement un très beau point de vue. N’hésitez donc pas à y aller, au moins pour siroter un verre.

Osijek, Croatie

Une fois revenu en ville, la visite de la cathédrale Saint Pierre et Saint Paul est un incontournable. Avec ses immenses tours effilées de style néo-baroque et sa façade en brique rouge, elle se repère assez facilement et sa taille démesurée ne passe pas inaperçu. A l’intérieur on y retrouve de belles fresque de l’ancien et nouveau testament d’un artiste croate.

Osijek, Croatie

Osijek, Croatie

Enfin la découverte de la ville n’est pas complète sans une balade le long de l’avenue de l’Europe qui abrite une belle série de bâtiments art déco aux couleurs acidulées et aux formes arrondies typique de cette époque. Au numéro 9 se trouve le musée des beaux arts qui mérite le détour si vous êtes un passionné avec une belle présentation d’oeuvres d’art des 18 au 20e siècle.

Comptez au moins une journée sur place et, si vous voulez profiter à un rythme plus tranquille, une deuxième journée ne sera pas de trop. Vous pourrez profiter de l’ambiance qui règne le soir dans les bars de la ville et sur les bords de la Drave et tester plusieurs restaurants aux spécialités locales à des prix imbattables par rapport au reste du pays !

Osijek, Croatie

Astuce : si vous ne voulez pas marcher entre la ville moderne et la vieille ville, sachez qu’il y a un tram qui traverse la ville et vous permettra de faire les trajets dans la ville. Si vous aimez faire du vélo, la promenade est parfaite pour découvrir les environs notamment, il est possible de se rendre jusqu’à Bilje, charmant petit village situé à 10 kms.

Fifty shade of green in Iceland

Vous l’avez plus ou moins suivi sur les réseaux sociaux, mais cet été j’ai passé 3 mois en Islande. Arrivée en juin au moment où toute la nature se délivrait d’un long hiver et s’épanouissait sous le soleil de minuit j’ai été frappé par l’importante présence du vert, ou plutôt des verts devrais-je dire, qui régnaient en maitres dans la campagne islandaise. Et sous une impulsion à la vue de ces différentes nuances de vert, j’ai eu l’idée en reprenant le jeu de mot #FiftyShadeOfGrey de le transformer en #FiftyShadeOfGreen. Je me lançais par la même occasion le défit de trouver 50 photos différentes, où le fil conducteur serait la couleur verte. Un seul et unique impératif, la photo serait prise pendant l’été !

Le résultat a été posté au fur et à mesure sur instagram, le voici aujourd’hui reposté sur ce blog. Avec quelques annotations. Ma première photo qui représente un détail de mousse islandaise n’est d’ailleurs pas la plus belle, mais il fallait bien commencer par quelque chose alors voilà !

Les débuts de la série se sont essentiellement focalisés sur la nature islandaise. J’ai essayé de capter la variété des formes et des nuances de vert que Dame Nature livrait à mon regard tous les jours. Si la plupart du temps je devais scruter le sol, par moment c’était du côté des arbres qu’il fallait regarder. Le bouleau et le saule sont les deux arbres les plus courants en Islande, mais on trouve quelques forêts avec des sapins. Ici les pousses sont de couleur différentes. J’ai d’ailleurs appris qu’on pouvait les manger, très bon !

L’angélique également, est l’une des plantes que l’on croise le plus dans le pays. Avec un pied très large et qui monte parfois très haut, les fleurs se présentent sous la forme d’une énorme boule composée elle-même de boules plus petites. Elle pousse presque partout en Islande, dans des zones très froides de l’intérieur des terres comme en bord de mer et j’ai pu voir sa couleur comme sa forme, changer du vert éclatant de début de saison au teinte plus jaune de la fin de l’été, des fleurs à peine ouvertes aux graines prêtes à s’envoler !

La mousse et les lichens sont également étonnants de part leurs variétés de couleurs et de formes.

Sur cette série, j’ai pu également faire varier les détails du sol et ainsi souligner comment la plupart des plantes en Islande arrivent à se développer dans des sols rocailleux et hostiles. Sans compter la rigueur du climat !

En délaissant un peu la nature, j’ai aussi pioché du vert dans le quotidien des islandais ! Que ce soit les élégants motifs jacquards des célèbres pulls islandais ou les souvenirs en laine vendus aux touristes !

L’architecture n’est pas en reste, des maisons d’elfes en passant par l’habitat traditionnel islandais en tourbe, des séduisantes facades de Harpa aux reflets verts, aux toits des refuges de l’intérieur des terres, du street art de la capitale, aux accessoires de la ferme, le vert est là encore souvent présent !

A l’extérieur comme à l’intérieur d’ailleurs, à table ou dans les musées !

Le vert présent partout dans le paysage, il est la couleur de l’eau comme le paysage autour, il indique la route à suivre comme interdit certains accès ! Il s’observe sur terre comme dans le ciel !

Et surtout il est présent dans tous les phénomènes géothermiques et volcaniques du pays !

Une couleur présente dans les objets les plus durs comme les plus fragiles, bref une couleur que j’ai vu partout ou presque !

J’espère que cette série vous a plu en tout cas j’ai pris plaisir à la réaliser et à me creuser les méninges pour varier les plaisirs. N’hésitez pas à partager votre ressenti sur ces photos en commentaires !

 

Miam miam et glou glou islandais à tester et à ramener

Lorsqu’on visite un pays, on aime bien découvrir sur place la gastronomie locale, goûter les spécialités et autres réjouissances gustatives proposées. L’Islande ne déroge pas à la règle. Si on y met le prix (oui l’Islande est un pays cher !) il est possible de déguster de délicieux plats ! Les stars en sont l’agneau et le poisson. Cela change des hot dogs et burgers que les petits budgets trouveront le long de leur itinérance.

Mais ce n’est pas de cette gastronomie là que je veux vous parler dans cet article, bien que cela pourrait être l’objet d’un autre article plus tard ! Je veux vous parler des spécialités islandaises que vous pouvez trouver en supermarché et que vous pouvez déguster sur place ou rapporter chez vous.

Voici donc ma liste des produits incontournables à tester en Islande où à ramener à la maison !

  1. Le poisson séché

Dry fish Iceland

C’est le snack islandais par excellence. Léger, plein de protéines il accompagne tous les randonneurs et remplace parfaitement la petite poignée d’amande (avec un goût différent soit). Pour enlever un peu de la sécheresse du mets les islandais n’hésite pas à le manger avec un peu de beurre comme une tartine en fait !

2. Le caviar de poisson

Fish caviar Iceland

L’aspect tube plaira pas aux français que nous sommes pourtant les petits oeufs roses qui se trouvent à l’intérieur sont excellents. Là encore facile à transporter c’est un bon apport énergétique et ça se consomme facilement sur des tartines ou mieux sur un oeuf dur ! Le bon allié des pique-niques.

3. Le saumon et la truite fumé(e)

Smoked Salmon Iceland

Bon là j’imagine que je vous apprend rien. La star incontournable des rayons frais, le saumon fumé a décidément un autre goût là-bas. Nature ou parfumé à l’aneth on le retrouve en filet ou en tranche à savourer sans modération ! Si vous êtes chanceux et avez le porte-monnaie bien garni, vous trouverez du saumon sauvage fumé à la couleur beaucoup plus blanche que le saumon d’élevage dont la couleur rose n’est qu’un artifice (pourquoi d’ailleurs ???). Pour la truite, direction Myvatn et son lac où un éleveur la fume encore traditionnellement. Vous la trouverez dans les supermarchés mais vous pouvez aussi vous rendre sur place à la guesthouse Dimmuborgir (à l’Est du lac). Son goût est plus fort mais c’est une vraie originalité locale !

4. Le pain noir

Rúgbrauð

Incontournable de la culture islandaise, le pain noir ou Rúgbrauð a la texture d’un pain d’épices et un petit goût sucré qui fait toute la différence. Autre originalité il est cuit à la géothermie, généralement dans le sol islandais à faible température (entre 60 et 70°C) pendant plusieurs heures. Un délice ! A tartiner généreusement de beurre et à y déposer au-dessus tous les toppings qui vous passent par la tête, le saumon fumé ou les harengs marinés étant généralement les deux favoris des islandais.

Rúgbrauð

5. Le pain plat

Un pain plat délicieux et super pratique à emmener avec vous en pique-nique. On le retrouve dans tous les supermarchés ! En faisant des recherches sur ce petit pain pour écrire l’article j’ai découvert que c’était le type de pain le plus ancien confectionné en Islande, déjà cuisiné par les premiers colons. Du seigle, de l’eau, du feu, le tour est joué ! Là encore délicieux accompagné de poisson fumé ou d’une bonne tranche de fromage 😉 !

pain plat

pain plat islandais

6. Harengs marinés

Certains connaitrons ses cousins, le rollmops (hareng au vinaigre) ou le hareng fumé, en Islande le hareng se mange à presque toutes les sauces mais celui que je préfère est le hareng mariné, dont le goût est beaucoup plus sucré. On trouve ce hareng dans des pots en verre ou en plastique avec écrit « marinerede sild ». Faites cuire des pommes de terre, ajoutez les filets et un peu de la sauce avec les oignons, assaisonnez et vous obtenez une délicieuse recette pour recevoir vos amis à votre retour de vacances ou sur place pour un bon repas !

hareng mariné

7. Bonbons et DOuceurs

Les islandais adorent la réglisse. Si vous n’aimez pas la réglisse, sautez directement ce paragraphe sauf les dernières lignes, mais pensez à regarder, si vous êtes en Islande, si un produit contient du lakkrís, évitez d’en acheter ! Car ils en mettent partout, dans leurs bonbons et leurs alcools ! Opal par exemple, est sans doute le produit le plus connu surtout grâce à son packaging très vintage qui lui a valu de nombreux prix.

Opal

Bien entendu il y a des bonbons à la réglisse que l’on trouve aussi chez nous, mais il y en a surtout pleins de différents. J’ai personnellement une faiblesse pour ceux à la réglisse enrobée de chocolat noir ! Délicieux même si ça colle au dent et que chaque fois que j’en mange je me dis que je vais me péter une dent !!!!Bonbon réglisse

Lakkris

Les islandais ont également beaucoup de produits à base de chocolat, souvent au lait. Les barres de biscuits au chocolat sont sans doute les plus connues, et Prince Polo La marque à essayer !

Prince Polo

Enfin un dernier péché mignon islandais dont je raffole personnellement et qui a largement ma préférence ce sont les grains de raisons enrobé de chocolat et cette fois on peut les trouver au chocolat noir ! C’est top, à avoir tout le temps avec soi même en randonnée, peu de risque en Islande que le chocolat fonde !

Rusinur

8. Alcools

L’Islande ne possède traditionnellement pas un vaste choix d’alcool. Le Brennivin est la boisson nationale à base d’alcool de pommes de terre aromatisé avec une pointe de cumin des près. A ce propos, je me demande si cette plante pousse en Islande et sinon comment ils faisaient avant pour s’en procurer si quelqu’un sait un post en commentaire est le bienvenue 🙂

Brennivin

En dehors du Brennivin, la bière est largement la boisson la plus populaire en Islande. Viking et Gull sont les plus classiques mais ont trouve également de nombreuses autres marques comme la Einstock, Vatnajokull, faite attention avec de l’eau provenant du glacier du même nom ! Personnellement mes trois préférées sont la Boli, Brio et Kaldi.

Bières Islandaises

Mais ces dernières années, tout comme les bières qui se sont démultipliées, les alcools poussent comme des champignons en Islande. Nouvelles vodka, nouvelles liqueurs, nouveaux whiskies, bref on essaie de plaire au consommateur et on vend. Apparemment certaines références sont de très bonnes qualités, mais d’autres restent assez médiocres. Si vous prévoyez donc de ramener un produit, renseignez-vous bien sur sa qualité et son goût avant d’acheter !

9. Beignets et gateaux

Un peu comme avec le pain, les islandais ont leur propres spécialités en terme de gateaux. Les beignets appelés également Kleina ou Kleinur au pluriel, se trouvent facilement en supermarché et dans les boulangeries. Traditionnellement cuit dans la graisse d’agneau, leur forme est souvent torsadée mais parfois on en trouve en forme de boule qui s’appellent « Love Balls » ! Amis poète je vous laisse à votre imagination…

Beignets islandais

Côté gâteaux, on en trouve souvent avec du Skyr (voir paragraphe ci-dessous), équivalent d’un cheesecake mais encore plus crémeux, ainsi que des tartes aux fruits rouge ou à la rhubarbe. Sachez que les islandais ont des gâteaux spéciaux à l’occasion des fêtes comme Noël mais vous aurez plus de difficulté à en trouver et à en goûter lors de votre séjour.

Gateau au Skyr

10. Skyr

Dernier produit listé ici, peut-être le plus difficile à ramener car il faut le conserver au frais, mais à déguster sans modération sur place, le Skyr est le produit phare islandais. Un yaourt fait à base de petit lait, pauvre en matière grasse et riche en protéine, sa texture crémeuse à fait plus d’un addict. La version nature est parfaite accompagné de fruits rouge ou de compote, sinon laissez vous tenter par les nombreux parfums proposés.

Skyr

Notez également que les Islandais font de très bons fromages. Equivalent de notre camembert, de notre brie ou de notre bleu, pourquoi pas les goûter et les ramener pour les comparer une fois de retour de France !  Bonne dégustation et n’hésitez pas à poster vos propres trouvailles !

La traversée du Sprengisandur

Depuis 2010 je sillonne l’Islande et essaye de découvrir à chacune de mes visites un peu plus du pays. Cette année, pour la première fois, j’ai traversé la route du Sprengisandur, l’une des deux pistes, avec celle du Kjolur, qui traverse le pays par l’intérieur des terres, reliant le sud au nord. C’est la plus longue et la plus désertique des routes d’Islande, plus de 240 km de désert, de scories et de sable. Une immensité noire et rocailleuse !

Sprengisandur

Le départ

J’ai effectué cette traversée en bus. C’est Reykjavik Excursion qui propose chaque jour en été le trajet entre Landmannalaugar et Myvatn (route 14) et un départ s’effectue tous les matins dans les deux sens. Il faut compter 10h entre la route et les quelques pauses effectuées au cours de la journée. A Landmannalaugar, le bus se trouve juste à côté du camping et le départ est donné à 9h30. On quitte le refuge en suivant la piste F208 qui rejoint rapidement la F26 un peu plus au nord. Après un bref arrêt à l’hôtel Haland, la dernière trace de civilisation avant le refuge Nyidalur, le bus s’enfonce dans la piste rocailleuse du Sprengisandur.

Sprengisandur

Un peu d’histoire

Cette piste, connue pour être pendant des siècles, l’une des routes les plus difficiles d’Islande, relie le Nord au Sud du pays. Elle était surtout empruntée par ceux qui devaient rejoindre Þingvellir et participer aux réunions du Parlement islandais, l’Alþingi. La route originale passait plus à l’ouest que celle actuelle, elle fut notamment utilisée par l’évêque de Skalholt lorsque ce dernier devait se déplacer dans le Nord et l’Est du pays.

Les rares islandais qui s’aventuraient à traverser cette zone, terrifiés par cette étendue désertique et les histoires de trolls, d’elfes et de fantômes qui circulaient, le faisaient le plus vite possible et ce, quitte à « épuiser leurs chevaux ». C’est de ce mot « épuiser les chevaux » que le nom de la région vient « sprengja ». Aujourd’hui encore, les lieux désertiques, laissent imaginer la difficulté que cela devait être de faire le trajet !

Sprengisandur

Même si c’est un désert, le Sprengisandur possède de nombreux lacs et rivières. Ce désert humide, il pleut ici très souvent !, n’est pas du à l’absence de H2O mais par la présence d’un sol non fertile et très pauvre qui ne permet à aucune végétation de pousser.

Sprengisandur

La piste est uniquement ouverte en été, en juillet et août principalement. Le reste de l’année elle est fermée à cause de la neige et au printemps à cause des rivières en crue. D’ailleurs, le premier véhicule motorisé qui traversa le Sprengisandur le fit en 1933. L’expédition mis 6 jours et la voiture du être embarquée sur un bateau pour traverser une des rivières. C’est celle qui aujourd’hui se trouve près de la centrale électrique au sud du pays et que l’on traverse avec un pont ! Il reste cependant 3 rivières à traverser le long de la piste, chacune pouvant s’avérer difficile après de fortes pluie où lors de la fonte des glaciers.

La traversée

On m’avait dit que le trajet allait être long et ennuyeux à cause d’un paysage assez répétitif, mais ce commentaire ne m’avait pas découragé dans mon idée de faire la traversée du Sprengisandur. Bien au contraire j’étais impatiente de voir cette étendue vide de toute présence humaine ! C’est donc les yeux grands ouverts que j’ai dévoré la route tout le long de la journée.

Sprengisandur

Après avoir quitté les montagnes colorées de Landmannalaugar, la route passe près d’un centrale électrique et s’enfonce après quelques dernières bosses, à travers une étendue déserte et plane. Partout où mon regard se pose, je ne devais plus voir qu’une route qui serpente nonchalamment au milieu d’un sol sableux rempli de cailloux. Des pierres, des rochers, des scories, du sable encore et encore, jusqu’à l’overdose.

Sprengisandur Sprengisandur Sprengisandur Sprengisandur

Mais qu’est-ce que c’est beau. Un sol lisse, unifié,  Par chance j’ai bénéficié d’une journée exceptionnellement ensoleillée qui permettait de voir l’horizon sur des dizaines de kilomètres  et ainsi apprécier la beauté et la majesté des volcans, montagnes et glaciers qui nous entouraient. La route passe en effet entre le Hofsjökull à l’ouest et le Tungnaarjökull à l’est, suivi du Köldukvislarjökull, deux langues du glacier Vatnajökull, le plus grand glacier d’Islande qui fait en entier, environ la taille de la Corse !

Hofsjökull

Tungnaarjökull

Plus proche de la route, les petits lacs se succèdent avec des couleurs étonnantes, bleu outre-mer très sombre comme bleu laiteux qui tire presque sur le gris. Ce désert n’est décidément pas sec…

Sprengisandur Sprengisandur

Vers 13h, après déjà quelques heures de route, le bus traverse une rivière et juste après s’arrête dans un petit oasis de verdure, c’est le refuge Nýidalur le seul dans cette partie du centre. Le peu de mousse, lichen et herbes rases qui arrivent à pousser dans cette surface aride fait en effet l’effet d’une végétation luxuriante et le confort rustique des maisons en bois est accueillant ! Ici on peut acheter un café. Quelques tentes montrent qu’en cette fin d’été, il y a encore quelques randonneurs venus ici approcher le glacier. En effet, plusieurs chemins de randonnée permettent de se rendre au pied, mais il faut prévoir au moins 10h aller-retour ! Ce sera pour une prochaine fois !

Nýidalur

La pause déjeuner de 45 minutes ne permet pas de s’éloigner de beaucoup mais le lieu ensoleillé permet de découvrir un paysage somptueux à proximité du glacier.

Je me contente donc de reprendre la route avec le bus. 5 kms plus loin on traverse à nouveau une rivière, apparemment c’est celle qui peut poser le plus de problème lors de la fonte des glaciers. C’est ici aussi que se trouve le croisement avec d’autres pistes notamment la F910 qui va vers Askja, elle aussi très difficile à traverser.

Le reste du trajet se passe dans le même émerveillement, quelques heures suspendues dans le temps à  contempler ce paysage à la fois monotone et fascinant. L’absence de vie (aucun animal à l’horizon, aucune habitation, du vide encore et encore) est déroutante, dans un monde qui ne cherche qu’à faire du remplissage, quel plaisir ! Je savoure.

Mais bientôt (8h après le début de ce périple quand même) le paysage se remet à changer et la végétation réapparait petit à petit. La fin de la piste se fait proche avec son retour à la civilisation. Les premiers moutons sont annonciateurs des premières fermes…

moutons Islande

Mais avant l’arrivée dans le monde moderne, un dernier arrêt d’intérêt m’attends. La chute d’eau Aldeyarfoss est une merveille entourée de ses falaises d’orgues basaltiques. Le temps de prendre quelques photos et il faut déjà repartir.

Aldeyarfoss

Trente minutes plus tard, on retrouve le bitume, Godafoss est son parking désormais toujours rempli est le dernier stop de la journée, l’arrivée à Myvatn est imminente. Que de sensations d’avoir enfin parcourue cette piste que j’avais tant envie de découvrir. Peut-être la prochaine fois c’est moi qui conduirait… Affaire à suivre…

#BattlePhoto 13 : Bleu comme

Alors que j’écris ces lignes sur ce 13e thème, la #BattlePhoto compte toujours plus d’adeptes et a fêté ses 1 an d’existence. 52 sujets donc et autant de photos, de souvenirs à partager. Pour moi et je l’espère pour d’autres, c’est la petite bouffée de voyage, de complicité et d’émerveillement de la semaine, bref un rendez-vous qu’on ne rate pas.

Cette semaine là c’était bleu comme… qui devait stimuler notre créativité. Pour commencer cette série transversale, où la couleur permet au final d’aborder tous les sujets, j’ai choisi une photo du tram de Zagreb dont la plupart des wagons sont de ce beau bleu caractéristique de la ville. C’est cette photo qui d’ailleurs a été choisie pour illustrer le petit guide Zagreb l’essentiel aux éditions Nomades que j’ai écrit. Un petit clin d’oeil donc à ce guide qui m’a permit de découvrir tant de belles choses dans cette petite capitale désormais européenne ! 

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Editions nomades
Guide Zagreb l’Essentiel aux Editions nomades

Pour ma deuxième photo, changement de décor et de sujet avec cette barque nonchalamment arrimée sur l’île Sainte Marie à Madagascar. Cette île de sable blanc offre des paysages sublimes, dignes des plus belles cartes postales de bord de mer et a surtout été pour moi, l’occasion d’un agréable séjour. On retrouve un peu partout ces barques traditionnelles qui servent aux pêcheurs. La plupart possèdent un nom parfois des plus pittoresques !

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Troisième photo et une fois encore, changement de décor avec cette image pour moi emblématique de Barcelone. Il s’agit de la devanture d’une boutique qui depuis des années (ma première photo date de 2004) présente cette copie de sculpture antique tenant un néon bleu entre les mains pour moi la parfaite réminiscence de Star Wars en version kitch ! Ce lieu que j’ai toujours bien été incapable de situer, dans le dédale des ruelles du centre-ville, apparait comme une nouvelle découverte chaque fois que je retombe dessus. Ah c’est ici ! Je suis donc déjà venue là ! Bref une sorte de petite joie à retrouver un élément connu et à se reperdre immédiatement dans la mouvance de la ville.

Icone barcelonaise
Icone barcelonaise

On quitte un continent pour un autre et cette photo de l’île de Rangitoto prise depuis la sky tower de Auckland. C’était en fin de soirée, le soleil venait juste de se coucher et les nuances bleues recouvraient peu à peu la ville. Une belle uniformité qui donne un côté lyrique et évanescent à la vue.

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Encore et toujours ma belle Islande. Et une fois encore je célèbre les icebergs de Jökulsárlón que je trouvent si beaux et si photogéniques. Si la lumière offre chaque fois un spectacle et des couleurs différentes, ce jour là c’est vraiment le bleu qui domine et qui imprègne chaque centimètre carré de glace. Une superbe ambiance qui m’émerveille et me fascine chaque fois autant.

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Cette série m’aura tellement inspirée que je rajoute une sixième photo à l’ensemble surtout pour le clin d’oeil humoristique avec des toilettes dont les murs extérieurs sont peints en bleu, situé en bord de mer à Marseille du côté de Malmousque. On peut dire que ce sont des toilettes avec vue ! Le site m’a fait sourire et c’est la première fois que je découvrais ces toilettes marseillaises, je les ai donc immortalisées en photo et lui donne l’honneur d’une sélection #BattlePhoto !

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La série se termine et le rendez-vous à la semaine prochaine est déjà fixé.

Découvrir le cimetière Hólavallagarður à Reykjavik

Reykjavik est une petite capitale à taille humaine qui offre quantité de choses à faire et à découvrir. La plupart connaissent ou on au moins déjà entendu parler des sites incontournables tels que Harpa la nouvelle salle de concert ou l’iconique cathédrale Hallgrímskirkja. Par contre, il m’a fallut plusieurs séjours en Islande avant de prendre le temps de découvrir le cimetière de Suðurgata. Et vous, vous le connaissez ?

Le cimetière se situe non loin du lac Tjörnin le long de la rive Est, simplement séparé par la rue Suðurgata dont il tire son nom. Le cimetière existe depuis 1838. C’est un lieu très agréable à visiter, souvent mentionné comme l’un des plus beaux cimetières d’Europe.

Passé un petit portail en fer, on se retrouve sur une petite allée de terre qui rapidement se divise pour former plusieurs petites allées qui se croisent de manière perpendiculaire. Les tombes sont alignées et organisées autour de ces allées. L’endroit est verdoyant et on y retrouve de très nombreux arbres, détail banal mais qui pourtant n’est pas une chose courante ici en Islande. Il semblerait que ces arbres n’existaient pas avant la seconde guerre mondiale et qu’ils aient été planté au fur et à mesure à partir de cette date. Aujourd’hui ils semblent faire partie intégrante du paysage et donnent même toute l’âme au lieux vous ne trouvez-pas ? Cimetière Hólavallagarður Cimetière Hólavallagarður

Sûrement hérité de la tradition protestante, la plupart des tombes sont très sobres. Seules quelques unes sont ornées de sculptures.

Cimetière Hólavallagarður

Cimetière Hólavallagarður Cimetière Hólavallagarður

Quelques panneaux permettent de voir où se trouvent certains islandais célèbres et au centre on peut admirer un monument dédié aux pêcheurs français morts le long des côtes islandaises.

Cimetière Reykjavik

Le cimetière est parfait si vous voulez faire une petite pause loin des boutiques et des cafés pleins de monde du centre-ville. Je vous conseille vivement d’aller le découvrir lors de votre visite de la ville.

Le guide (complet) du pull islandais

L’Islande est un très beau pays niveau nature et paysage et si vous allez repartir la carte mémoire remplie de photos et la tête pleine de souvenirs, vous aurez peut-être aussi envie de ramener un petit quelque chose du pays ! Mais que ramener d’Islande ? La réponse est sans aucun doute : un lopapeysa ou lopi. Le célèbre pull islandais fait vraiment partie de la culture islandaise et reste un « must-have » à ramener dans vos valises et à porter dès que les températures baissent trop ! Si le pays propose une profusion de pulls dans toutes les boutiques de souvenirs du pays, voici quelques informations pratiques pour bien faire votre choix.

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Vous avez dit pull islandais ?

Le pull islandais est un habit indispensable, lorsqu’on voyage dans le pays et qui fera admirablement ses preuves dès que les températures sont basses. Fait avec la laine des moutons élevés sous ces latitudes hostiles et froides, cette dernière est épaisse, chaude et résistante, quasi « tout terrain » et, une fois tricotée, elle offre une fibre idéale pour isoler du froid. C’est donc tout naturellement que le travail de la laine fasse depuis longtemps parti de l’héritage culturel islandais. L’origine des motifs en jacard de ce fameux pull vient au départ de Norvège et a été réadapté par les islandais. Sa particularité est qu’il est tricoté sans couture, en une seule pièce. Les motifs, qui font toute la finesse du pull, sont bien souvent improvisés et témoignent véritablement de la créativité de celui ou celle qui l’a tricoté. D’ailleurs, vous verrez énormément de motifs différents donnant une riche variété à ce véritable uniforme islandais !

Icelandic pullover

Aujourd’hui encore, chaque islandais possède un ou plusieurs lopapeysa, qu’il porte en toute circonstance, que ce soit pour le travail de la ferme, comme pour un mariage ou lors d’une soirée. Chaque pull a souvent une histoire ou au moins a été tricoté par un parent ou un proche, ce qui le rend si unique.

Islandais en pull

Il est possible d’acheter de la laine en pelote et de réaliser soi-même son propre pull. On trouve aussi des livres avec canevas, mais si comme moi, vous n’êtes pas doué ou patient pour le tricot, il vous faudra vous résoudre à l’acheter.

Laine Alafoss

Un pull fait main… ou pas !

En Islande, il n’y a quasiment pas une seule boutique de souvenirs qui ne propose pas de pulls islandais. Pour faire votre choix parmi tous les modèles, l’un des critères à prendre en considération est la technique de fabrication. Le pull qui vous plait tant a-t-il été tricoté à la main ou confectionné par une machine ? La différence de prix ou la qualité ne sont pas des détails à prendre en compte, il vous faut juste être conscient de ce détail au moment de votre achat. Parmi les compagnies qui vendent des pulls islandais ma préférée et Farmers Market. Une autre marque très connue est Icewear basée à Vik.

Une bonne astuce, pour s’assurer que votre pull a bien été fait à la main, consiste à acheter un pull où le nom de la personne qui l’a tricoté est indiqué sur l’étiquette. Ainsi, vous êtes certain qu’il s’agit d’une personne locale et que votre pull est bien fait main. L’une des meilleures adresses à Reykjavik pour acheter un pull fait main est l’association du tricot en Islande (Handknitting association of Iceland) mais vous trouverez d’autres boutiques notamment la coopérative de femmes de Myvatn (la boutique est à côté du centre d’informations).

pull islandais

Lorsque vous acheter un pull, vérifiez donc sur l’étiquette la présence d’un nom ou tout au moins l’origine de la fabrication ou de la laine. Avec l’explosion du tourisme en Islande, il y a depuis deux, trois ans, une très forte demande et, de plus en plus d’articles auparavant fabriqués localement, sont désormais importés et fabriqués à l’étranger. On pense donc acheter un produit local et on se retrouve avec un pull quasi « made in China ». Et l’Islandais est aussi filou qu’ailleurs, car bien souvent le pays fabricant n’est pas indiqué, l’étiquette se contente d’indiquer Designed in Iceland (créé en Islande) au lieu de Made in Iceland. Idem pour la laine entre 100% wool (100% laine) et 100% Icelandic wool (100% laine islandaise). Autant dire qu’il faut regarder les petits détails au moment de l’achat !

Deuxième vie

Vous ne saurez peut-être pas l’origine de votre pull, mais vous saurez au moins qu’il a vécu en Islande, si vous achetez votre pull dans une boutique de frippes ou au marché au puces. C’est la façon la plus économique et originale de ramener un pull islandais. Vous trouverez plusieurs magasins de la Croix Rouge dans les principales villes du pays et à Reykjavik, le marché aux puces se tient tous les samedis dans un grand hangar près du port et tout près du musée d’art contemporain. Il ne vous reste plus qu’à faire votre choix… le mien est fait…

mon pull islandais

Porté, tâché et…

Vous avez fait votre achat, porté votre pull, un jour, puis deux, puis trois… puis tout votre séjour et vous voilà rentré en France et vous ne savez plus trop que faire avec ! Avant de le ranger dans les placards et de le ressortir avec les premières neiges, ne le lavez surtout pas, et surtout pas en machine ! En effet le tricotage du pull est souvent fait de manière assez souple et la machine va resserrer la fibre de laine et le rétrécir ! Je parle en connaissance de cause… hélas !

Je vais vous livrer là un secret bien gardé mais, les islandais ne lavent quasiment jamais leurs pulls, ils les aèrent ! A la rigueur s’il y a une tâche, ils la nettoient à cet endroit mais, rarement, ils lavent à grande eau cet emblème national ! Si cela peut vous sembler bizarre, suivez quand même ce conseil une façon sure pour conserver votre pull le plus longtemps possible.

Pull mais aussi !

Enfin, offrir un pull islandais peut s’avérer délicat. Acheter un pull fait main veut dire acheter un modèle unique, avec une taille et une forme propre. Il est souvent indispensable de l’essayer avant pour s’assurer qu’il s’adapte bien à votre morphologie. Il faut d’ailleurs souvent en essayer plusieurs avant de trouver le bon, soit les manches peuvent être trop longues ou trop courtes, la taille trop large… bref c’est un vrai achat personnel ! Heureusement, le pull islandais n’est pas le seul article en laine, les bonnets, les gants, les moufles (la particularité des moufles islandaises c’est qu’elles ont deux pouces, un de chaque côté ce qui permet si la souffle s’use trop vite d’un côté de la retourner et de continuer à l’utiliser !), sont autant d’articles que vous trouverez en quantité dans les boutiques et qui seront beaucoup plus faciles à offrir. Là encore les mêmes règles s’appliquent que pour le pull, fait main, importé, fabriqué à la machine…. 

Et vous vous avez un pull islandais ? Vous connaissez son histoire ?